Irlande

Une journée en Irlande : Glendalough

Récemment, j’ai décidé de fouiller dans mes souvenirs d’Erasmus (c’est le bazar). Durant l’année scolaire 2011-2012, j’ai passé mon année en tant qu’étudiante à l’université de Maynooth, à environ 45 minutes en train à l’ouest de Dublin. Entre deux dissertations à rendre, j’avais du temps. Beaucoup de temps. De quoi bien explorer le pays (entre autres).

L’Irlande est magnifique, c’est l’un de mes pays de cœur. Et j’ai décidé de vous partager mes souvenirs de balade car j’estime que l’Irlande mérite d’être connue. Que vous le vouliez ou non, je vous offre l’Irlande sur un plateau (non, je ne laisse de choix à personne en effet ;)).

L’une des premières excursions que j’ai pu faire via l’association des étudiants internationaux de mon université fut Glendalough, au cœur du comté de Wicklow. C’est parti pour un peu d’histoire et une balade d’une journée loin de la ville (ville étant un terme très relatif pour Maynooth, ma ville universitaire).

La vallée des deux lacs

Glendalough est l’un des lieux les plus emblématiques d’Irlande, celui qu’on voit sur les cartes postales. Glendalough veut littéralement dire “vallée des deux lacs”. Car à la base, c’est un écrin de verdure niché au milieu de vallées, dans les montagnes de Wicklow au sud de Dublin. Le lieu accueille donc deux lacs de toute beauté. C’est probablement grâce à ce genre de lieux que je suis tombée amoureuse de l’Irlande.

C’est typiquement la vision que l’on peut se faire de la région des Wicklow : de la verdure, des lacs et de la bruyère. Beaucoup de bruyère. Comme dans PS: I Love you (je recommande ce film si vous voulez voir de beaux paysages de la région et faire couler une larmichette). 

L’histoire de Glendalough

En dehors de très beaux paysages, l’endroit est également connu pour le monastère de Glendalough. Construit au VIème siècle par St Kevin, le lieu était parfait pour une vie de retraite monastique. La plupart des bâtiments sont aujourd’hui en ruines (le contraire aurait été un miracle), comme la cathédrale du XIIè siècle qui était l’une des plus imposantes cathédrales du pays. 

La faute aux Anglais, qui détruisirent une grande partie du site à la fin du XIVè siècle. D’ailleurs, soit dit en passant, les Anglais sont les grands méchants de l’histoire irlandaise donc il sera rare que j’en fasse l’éloge dans mes articles à venir sur l’Irlande. 

L’on peut également voir un cimetière loin d’être effrayant. Les croix celtiques apportent beaucoup de charme au lieu et c’est assez paisible (en même temps, c’est rare de croiser des teufs et du bazar dans un cimetière…).

Le dernier monument encore debout du site est une tour ronde haute de 33 m de haut construite au XIè siècle. La tour était destinée à protéger des reliques, livres et autres objets précieux des pillages vikings qui s’en sont donné à coeur joie en Grande-Bretagne et Irlande à cette époque. La porte d’accès de la tour se situe à 3 m du sol. Même les géants vikings n’auraient pu y accéder sans une bonne courte échelle… Enfin si, mais c’était plus compliqué d’y accéder, pas impossible.

Autour du lac

Cette journée à Glendalough était magique pour moi. Elle m’a non seulement confortée dans ma volonté de vivre en Irlande mais aussi m’a permis de nouer des liens avec mes colocataires et toute cette bande de joyeux lurons avec qui je passerais mes jours et mes nuits durant l’année à venir.

En dehors de découvrir un haut lieu historique d’Irlande, c’était l’occasion également de se régaler avec un groupe de musique jouant de la harpe près de l’eau (c’est exactement le genre de truc improbable qui ne peut arriver qu’en Irlande), de faire des roulades dans l’herbe vert fluo (l’herbe la plus verte est définitivement en Irlande) et de toucher l’eau fraîche du bout des doigts.

Cette journée était il y a presque 10 ans et je m’en souviens encore parfaitement.

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