Expatriation

Mes premiers pas à Montréal

Une ambiance estivale sur la Place Ville Marie

Déjà quasiment deux semaines passées en terre québécoise. C’est concret, c’est là, pas comme il y a un mois où je ne réalisais pas encore très bien mon déménagement outre atlantique à venir. Allez, je vous raconte mes premières impressions.

J’ai atterri à Montréal le samedi 11 septembre dernier avec mon Monsieur Loukoum et nos deux chats (partie la plus stressante de mon voyage, je vous raconterai dans un article suivant sur “voyager/déménager avec son chat à Montréal”). Ce jour-là, nous retrouvons une de mes sœurs installée sur place depuis moultes années ainsi qu’une de mes nièces. On fait quelques courses, on prend un café et une douche (pas forcément dans cet ordre là). On a la tête dans la pâté donc forcément, le dîner avec ma soeur est repoussé au lendemain.

A 20h on est couchés, on a des matelas de camping dans notre appartement, ça fera très bien l’affaire.

Le reste de la semaine fut un enchaînement de courses (nourriture et ameublement). Quand on part de zéro, forcément, ça coûte un bras donc on voit l’argent filer entre nos doigts très rapidement. D’où l’importance d’avoir une bonne petite réserve en immigrant.C’est un peu angoissant mais c’est nécessaire, ça ira mieux quand on sera bien installés. 

On monte des meubles, c’est chiant il faut bien se l’avouer. Surtout que nous n’avons pas tout, Montréal et le Canada en général font face à un gros souci d’approvisionnement. On n’est pas pressés. A l’heure actuelle, il nous manque encore des chaises et d’autres bricoles. On sait pertinemment que ce ne sera pas à Ikea qu’on trouvera. 

Arriver en septembre, c’est aussi commencer à voir les couleurs de l’automne pointer leur nez. Les températures sont encore clémentes (et heureusement car tous mes habits chauds n’ont pas encore pris la mer, la compagnie de déménagement prenant son temps). J’ai hâte de voir l’automne s’installer, d’acheter des décorations citrouille et de fêter Halloween. 

La première semaine fut toutefois en demie-teinte. L’appartement se remplit certes, mais nous ne profitons pas forcément beaucoup de la vie locale et c’est frustrant. Je sais que ça viendra, qu’on est là pour un moment donc qu’on aura le temps de faire des activités. En demie-teinte aussi car je suis de nouveau officiellement au chômage, mon contrat français s’étant terminé le 15 septembre.

Mais je ne m’inquiète pas. J’ai déjà passé un entretien et j’en ai encore trois à venir dans les jours qui arrivent. Mes sœurs ont un bon réseau donc j’en profite hehe. Je ne m’inquiète pas pour trouver du travail. Je vais prendre un peu de temps pour postuler, passer des entrevues (aka les entretiens d’embauche au Québec), m’habituer au système de travail et choisir ce qu’il me plaira de faire dans un premier temps. 

Le Québec (et le Canada dans son ensemble me semble t’il) fait face à une pénurie importante de main-d’œuvre, surtout depuis que le Covid a privé le territoire de nombreux travailleurs saisonniers et temporaires. Les affichages de poste sont abondants donc c’est une chance de pouvoir choisir et s’exercer aux entrevues, c’est un luxe que je n’aurais certainement pas eu en France aujourd’hui.

Les gros points forts de ces derniers jours ont été les retrouvailles avec mes sœurs, neveux et nièces qui vivent sur place, à 20 minutes à pied de chez moi (oui on a fait exprès de chercher plus ou moins dans le même quartier XD). On se revoit, on soupe (souper c’est dîner en québécois, je m’adapte au parler local) ensemble, on va au parc pour boire des bières et manger des pizzas. C’est top d’avoir déjà des personnes sur place, ça crée un cocon.

Bref, des premiers pas un peu fouillis, à l’image de ce récit. Il me faudra du temps pour m’habituer, pour me sentir bien dans l’appartement (où on entend le voisin du dessous un peu trop à mon goût mais j’ai connu pire!), pour explorer la ville, pour trouver un emploi qui me convienne. Je vais prendre mon temps même si c’est frustrant, un peu effrayant aussi. 

Sur ce, je vais finir par une petite liste/compilation des choses qui m’ont surprise cette première semaine, en bien ou moins bien :

  • la marijuana est légale au Canada donc il n’est pas rare de sentir le joint à chaque coin de rue. Mes sœurs disent que ça ressemble à l’odeur de moufette donc j’adopterai désormais l’expression “ça sent la moufette” pour décrire les odeurs de la ville (du moins cette odeur spécifiquement).
  • les employés qui rangent mes courses à ma place au supermarché.
  • les finitions québécoises dans les appartements, entre trous dans le sol, morceaux de plinthes manquant et fenêtre qui ne coulisse plus (mais je ne me plains pas, mon appartement fait tout de même le double de surface par rapport à ce que j’avais à Vincennes).
  • la facilité des gens à passer du français à l’anglais et la confusion sur quelle langue utiliser et à quel moment (même si le français est censé être dominant à Montréal).
  • la taille de l’électroménager. Immense.
  • le fait de commencer une soirée après le boulot, à 17h30.

J’aurai encore des centaines de choses à raconter dans les jours/semaines à venir. Pour le moment je m’arrête là. J’ai encore un peu de préparation à faire pour mes entrevues (peut-être ferais-je un récapitulatif de ma recherche d’emploi et du déroulé de mes entrevues quand je serai un peu plus rodée) et une liste d’activités d’automne à compléter pour de prochaines sorties.

A tantôt pour de nouvelles “aventures”. 

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